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7 alternatives au tampon à tester dès maintenant

Découvrir Par Elise Thiebaut 26 avril 2017

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Le tampon, notre ennemi intime, d'Audrey Gloaguen

Capture Ecran France 5
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Le documentaire « Tampon, notre ennemi intime », d’Audrey Gloaguen, diffusé sur France 5 le 25 avril 2017, vous a fait trembler ? L’occasion de tester, avec 7x7, les alternatives au tampon qui pourraient bien vous sauver la vie. Ou, au moins, la rendre plus agréable !

Dioxine, phtalates, glyphosate… Les tampons des grandes marques sont, d’après l’enquête diffusée par France 5 visionnable en replay jusqu'au 1er mai, de véritables « poubelles chimiques ». Au contact des muqueuses à raison de 450 à 500 cycles, ils pourraient nous exposer à des perturbateurs endocriniens (les phtalates), des dioxines, voire des pesticides. Par ailleurs, dans certaines conditions, le port du tampon expose à une maladie gravissime, le syndrome du choc toxique, qui est potentiellement mortel. 

L’endométriose, cette maladie qui touche environ 15 % des femmes dans le monde, serait aussi aggravée par le port des tampons. Alors que les études se poursuivent en France, aux Etats-Unis, en Afrique du Sud, il est peut-être temps de chercher des alternatives, car l’impact sur notre santé des tampons périodiques est, d’après les scientifiques, très loin d’être nulle. Et, en attendant, continuer à faire pression sur les fabricants pour leur demander de rendre enfin publique la composition de leurs protections périodiques. Voire, de se conformer à des tests indépendants sur leur innocuité, qui n'est aujourd'hui pas assurée.

1 Des tampons, oui, mais bio

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Les tampons bio de la marque Dans ma culotte.

Dans ma culotte

Le problème des tampons conventionnels ?  Ils ne sont plus en coton, comme jadis, mais en plastique, en cellulose (une fibre de bois), et imprégnés de parfums ou d’ingrédients dérivés du pétrole. Et aucune étude n’a été à ce jour menée à grande échelle pour connaître l'impact de ces produits sur le corps et, en particulier, l’appareil reproductif des femmes, à raison de 11 000 tampons placés dans le vagin pour absorber le flux menstruel. 

Si l’on veut pouvoir quand même sortir, aller à la piscine, faire du sport, deux règles (ah ah) à retenir pendant ses règles : prendre les tampons bios et les changer toutes les deux heures idéalement, sans dépasser quatre heures. Et, surtout, ne pas les porter la nuit… Car on ne sait jamais combien de temps on va dormir. L’entreprise normande Dans ma culotte en propose, aux côtés d’une gamme de serviettes réutilisables et de coupes menstruelles fabriquées en France.  Et quoi qu'il en soit, il faut toujours prendre le tampon le moins absorbant, pour éviter le risque d'infections, quitte à le changer souvent. C'est plus cher, mais en alternant avec d'autres protections comme la coupe menstruelle ou les serviettes réutilisables, on s'y retrouve. Sans compter que la vie – et la santé – n'ont pas de prix. 

2 Des serviettes, mais bio aussi

L'autre souci du tampon ? Il bloque le flux menstruel dans le vagin et pourrait ainsi favoriser l’endométriose, une maladie qui touche 180 millions de femmes dans le monde. Le sang menstruel est également un milieu de culture pour le staphylocoque doré, qui peut dans de très rares cas (quelques dizaines par an en France) produire une toxine potentiellement mortelle connue sous le nom de TSST-1 : c'est le syndrome du choc toxique (SCT). On croyait la maladie éradiquée, mais de plus en plus de cas sont diagnostiqués, comme l'indique cet article paru le 26 avril dans Libération. Attention : tous les dispositifs intravaginaux sont susceptibles de créer le Syndrome du choc toxique, y compris les coupes menstruelles et les tampons bios, d'après le Dr Lina qui conduit actuellement une étude sur le sujet dont les résultats seront connus prochainement. Une fièvre, des douleurs digestive, des éruptions cutanées  survenant pendant les règles alors que l'on porte un tampon peuvent être des signes précurseurs qu'il ne faut pas négliger : direction les urgences.

Les serviettes permettent l’écoulement du sang mais il vaut mieux éviter celles qui prétendent assurer « fraîcheur » et « absorption maximale » : cela signifie que des parfums et des composés chimiques absorbants sont placés au contact des muqueuses. Au mieux, ils seront irritants ou allergènes. Au pire, ils pourront contribuer à l’accumulation de produits toxiques dans l’organisme. La marque britannique Natracare, disponible sur Internet ou dans les magasins bio, propose une gamme très large, à des prix qui restent accessibles, surtout si on alterne par exemple avec… la cup.

3 La coupe menstruelle ou « cup »

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Lunacopine, l'amie du petit déjeuner

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Moon Cup, Lunacopine… Créée en 1867, la coupe menstruelle vendue sous les noms les plus divers (en pharmacie, sur Internet chez Dans ma culotte ou chez Plim, par exemple), a vu le jour dans les années 30, mais c’est seulement il y a quelques années que ce mode de protection périodique révolutionnaire a commencé à percer. En caoutchouc ou en silicone, la coupe menstruelle présente le double avantage d’être à la fois écologique et économique : pour un investissement modique de 20 à 30 euros, elle peut être utilisée pendant 5 à 10 ans, et existe en plusieurs tailles. D’autant que la coupe menstruelle, si elle retient le flux, ne l’absorbe pas et n’assèche pas les muqueuses. Il faut la changer régulièrement, au moins toutes les quatre heures, et la rincer avant de la reposer. 

L’ideal est d’avoir deux coupes pour pouvoir alterner dans de bonnes conditions d’hygiène, mais certaines marques proposent des kits avec des boîtes de transport et de nettoyage au micro-ondes... Pour savoir où se trouvent les cafés, clubs et resto où on peut changer sa cup en toute sécurité, direction Clean your Cup, une plateforme participative à découvrir sans tarder !

4 Les éponges menstruelles

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Faire l'amour avec Bob l'éponge, c'est bien aussi.

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Elles sont douces et absorbantes, parfois naturelles et réutilisables comme celles de la marque Mensi, parfois synthétiques et jetables, imprégnées de probiotiques, comme celles de la marque Beppy Comfort. et elles permettent de faire l’amour pendant ses règles sans tacher ses draps ou l’organe adoré de son partenaire (voire de son sex toy) si on le souhaite puisque le sang ne s’écoule pas. Comme les tampons, il est conseillé de ne pas les garder plus de quatre heures, même si certaines marques prétendent qu'on peut les conserver huit heures. 

5 Les serviettes réutilisables

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Chez Plim, on associe les serviettes réutilisables à d'autres plaisirs intimes, comme les boules de geishas... Hmmmm !

PLIM

Vous croyez que c'est old fashioned ? En fait, non : c’est le top du top : elles sont de plus en plus prisées et présentent un intérêt encore une fois aussi bien économique qu’écologique. Souvent d’un design attrayant, les serviettes réutilisables sont confortables et sans danger pour la santé : aucun produit toxique ne les imprègne, elles sont fabriquées en coton bio et le flux menstruel n’est pas bloqué. En combinaison avec la coupe menstruelle, l’éponge ou le tampon bio pour le sport ou les sorties, c’est idéal, et elles existent en plusieurs modèles chez Plim ou Dans ma culotte. Nouvelle venue dans le monde de la serviette réutilisable, la start-up Beauty Waps, créée en Suède, veut conjuguer les mots "glamour et responsable". Avec des tissus souples et doux, ornés de dentelle ou de motifs ethniques, les serviettes disponibles en quatre tailles visent aussi le confort. "Presque des doudous pour chattes", dit une copine qui s'y connaît (en doudous). Le plus ? C'est pratique, avec un système de fermeture et de pliage tout simple mais efficace. Et ça marche aussi pour les fuites urinaires. 

6 Les culottes menstruelles

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Les culottes menstruelles de la marque Thinx jouent la carte glamour.

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C’est le bonheur absolu pour celles qui l’ont essayé : les culottes menstruelles absorbent le flux sans fuite ni protubérance gênante, façon j’ai mis une couche mais t’inquiète, je gère mon glamour. Le principe peut semble mystérieux, mais c’est en fait assez simple : des fibres de tissu absorbantes, et une couche finale qui évite de tacher son pantalon (ou sa jupe, ou le fauteuil). L’occasion de rappeler que dans la plupart des cas, le flux menstruel n’excède pas 150 ml, soit un verre de bordeaux sur quatre ou cinq jours. 

Pas de quoi en faire tout un fromage (quoique le fromage aille bien avec le bordeaux). Le leader du marché est la marque américaine Thinx. On ne vous cache pas que ça coûte un bras, mais... au moins on ne vous le coupera pas en raison d'un mauvais choc toxique. Et puis si on compare avec le prix des protections jetables, on amortit ça en quelques mois. A méditer. 

7 Le flux instinctif libre (FLI) ou l'arrêt des règles

Le principe ? Laisser couler ! Enfin, pas tout à fait : le principe est plutôt de retenir le flux pour l’évacuer quand on va faire pipi, environ toutes les deux heures. Une pratique qui compte de plus en plus d’adeptes. Vous voulez en savoir plus ? Direction internet avec cette vidéo qui fait le tour de la question. Des groupes existent sur Facebook pour apprendre à gérer le flux librement… Après tout, ce n’est qu’un peu de sang ! 

On peut aussi décider d'arrêter d'avoir ses règles pendant quelque temps en prenant la pilule en continu par exemple. Après tout, nous avons nos règles beaucoup plus souvent que nos ancêtres, et bloquer le cycle ne présente d'après les médecins aucun risque pour la santé, au contraire : c'est ce que fait déjà la pilule normale ! 

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